Enquête citoyenne avallonnais

Enquête citoyenne avallonnais

F – Education

Sur les 241 réponses aux questions concernant l’éducation, 37% des personnes interrogées se disent concernées par les questions scolaires et d’éducation. 

Elles sont majoritairement « moyennement satisfaites » par le système scolaire à 49%. 17% ne sont pas du tout satisfaites, contre 34% de personnes satisfaites.

Pouvez-vous préciser ?

A noter : seules 101 personnes ont répondu à cette question.

L’inquiétude des 66% de répondants à cette enquête émettant des réserves sur le système éducatif, porte essentiellement sur (du plus au moins fréquent) :

> le manque de choix pour la poursuite d’études à partir de la 2nde, et le faible nombre de spécialités à partir de la 1ère dans l’enseignement public.

> les fermetures de classes et d’écoles primaires depuis plusieurs années, de la maternelle au secondaire, qui entraînent une augmentation des effectifs dans les classes et les écoles restantes. Au fil des années, plusieurs petites écoles ont fermé pour être remplacées par de gros regroupements scolaires qui appauvrissent l’offre de service public au sein des villages.

> les cantines, où les enfants ne mangent pas assez souvent bio, local et de qualité.

> pas assez d’efforts pour sensibiliser les jeunes à la nature, à l’environnement et à l’alimentation.

> le manque d’alternatives pédagogiques, avec un très faible choix d’écoles alternatives.

> le problème de l’accueil pour les élèves en difficulté et handicapés : pas assez de personnels formés, et pas assez de place.

> le télétravail rendu difficile pendant les confinements successifs en raison de la fracture numérique (pas assez d’ordinateurs et faible débit du réseau).

Témoignages :

« Je regrette la disparition du maillage des petites écoles rurales publiques. Cela rend quasi impossible l’installation de jeunes parents dans certaines communes. »

 

 « J’ai un enfant au collège de Lormes dans une classe de 20 élèves ! Et une lycéenne au lycée de Clamecy qui est ravie ! »

 

 « La question de la nature et des questions d’environnement n’est pas prévue (en tout cas cela dépend des goûts des enseignants). Je ne vois pas comment faire évoluer la société et nos modèles économiques si ça ne passe pas par l’école. »

 

 « Pas de formation technique. Quand RKS voulait recruter des CAP de mécanique, l’entreprise n’a trouvé que des CAP de pâtissiers ! »

 

 « Manque d’écoles professionnelles en particulier en relation avec les ressources et les besoins locaux ; manque d’écoles supérieures à moins de 100 km (Dijon). »

 

 « Nombre des options proposées avec la réforme du bac peut-être problématique, si on veut garder les enfants dans notre région. »

 

 « Nous sommes loin de tout, nous n’avons pas d’autre branche que le commerce ou la section générale ! On est obligé de partir à minimum 1h de route pour faire des études.»

 

 « Je suis pour des temps de classe diminués et des activités multipliées : sport, théâtre, aller aux champignons, musique, poterie. Que nos enfants mangent autre chose que de la nourriture qui fait mourir. Qu’ils ne passent pas 6 heures minimum par jour sur une chaise. Que les enseignants puissent être à l’écoute de leurs besoins fondamentaux : être, jouer, imaginer, réfléchir, rire, courir, respirer… »

Enfin, un large choix d’activités extra-scolaires  est proposé : 49% des répondants disent que leurs enfants participent à des activités sportives et culturelles.

Si oui, lesquelles ?

Si non, pourquoi?

Ceux qui n’inscrivent pas leurs enfants à des activités extra-scolaires l’expliquent par le fait que les activités proposées ne sont pas toujours adaptées à l’âge de leurs enfants. Arrivent ensuite le problème de l’éloignement et un “manque d’offre de qualité”.